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Du salariat à l’entrepreneuriat : comment je me suis jetée à l’eau

Avec Céline, on s’est dit que ça pourrait t’intéresser de savoir comment nous sommes passées du salariat à l’entrepreneuriat. On ne s’est pas levée un matin en se disant “allez hop, je me lance”, loin de là ! Nos parcours sont assez éloignés et notre cheminement vers le travail indépendant est radicalement différent. Peut-être que tu te retrouveras un peu dans mon parcours ou le sien. Sans spoiler, je peux quand même te donner un indice. Si je devais comparer notre entrée dans l’entrepreneuriat à un voyage, je dirai que, pendant que Céline entrait les coordonnées dans le GPS, qu’elle mettait ses bagages dans le coffre et qu’elle repérait l’hôtel (et l’hôpital le plus proche), moi je faisais du stop avec mon sac à dos, sans trop savoir où j’allais 😂 ! Allez, je t’emmène voir la route que j’ai prise et la semaine prochaine c’est elle qui te racontera son parcours.

Pourquoi j’ai choisi l’entrepreneuriat ?

À vrai dire, jamais je n’aurai imaginé devenir un jour entrepreneure, encore moins digital nomade. Ce n’était pas du tout mon rêve d’enfant. De nombreux indépendants ont grandi dans une famille d’entrepreneurs et semblent avoir ça dans le sang. Mes parents étaient indépendants, mais moi, j’ai plutôt entendu “si tu veux être tranquille dans la vie, ma fille, ne te mets jamais à ton compte !” C’est seulement après 15 ans de salariat et de pseudo tranquillité (ahah) que je me suis lancée. J’ai opté pour le freelancing pour une seule et unique raison : être libre géographiquement. C’est un choix et une décision liée à ma vie personnelle, mais je pense que c’est un désir de plus en plus fort chez beaucoup d’entre nous.

Le point de départ

Petit retour en arrière : j’ai fait des études dans la communication. J’avais alors un grand intérêt pour les médias et j’ai cherché du travail dans un organe de presse. J’ai enchaîné pendant plusieurs années des CDD à Libération, Prisma Presse, Europe 1 et Radio France. Puis en 2008, le Graal est arrivé : le fameux CDI ! Celui qui allait enfin rassurer mes parents 😅. J’ai travaillé pendant plus de 10 ans pour une agence de publicité parisienne, BETC. À côté de cette vie professionnelle, il y avait ma vie perso. Ma vie perso c’est notamment mon fils, mon mari (mauricien), et notre goût de plus en plus prononcé pour le voyage. C’est aussi nos séjours à l’île Maurice, une double culture, des choix et des non-choix de plus en plus subis. 

Un petit goût de paradis

En 2011, nous sommes partis vivre un an à l’île Maurice. Une expérience géniale, d’autant plus que j’ai pu garder mon emploi et travailler à distance. Notre expatriation ne dure pas plus d’un an et nous décidons de rentrer à Paris. On a adoré cette vie sous les tropiques, pour autant, nous ne sommes pas prêts à lâcher nos carrières pour s’inventer une nouvelle vie. Pas maintenant. De retour en région parisienne, quelques années passent et l’envie de voyager revient vite, très vite ! On envisage sérieusement plusieurs options, notamment une nouvelle expatriation. Mais l’opportunité n’arrive pas… Elle est pourtant censée nous tomber dessus et coller avec nos projets, mais qu’est-ce qu’elle fout  ? 😂

C’est aussi le moment où je me sens un peu tiraillée entre l’Île Maurice que j’adore, et la France que j’aime profondément aussi. Je prends conscience que, où que l’on décide de vivre, une partie de la famille nous manquera toujours. Nos voyages, nos découvertes, nos visites à la famille à l’étranger, sont complètement dépendants de nos semaines de congés, du calendrier scolaire, voire des congés des collègues ! La solution serait de pouvoir travailler d’où je veux, d’emmener mon bureau avec moi et d’être totalement libre géographiquement.

Mon nouveau mantra : dream big !

Je me souviens d’un soir où on se sentait un peu dans l’impasse. On ne pouvait quand même pas tout quitter et partir comme ça ! Bizarrement, moi j’étais de plus en plus sûre que si : on pouvait tout quitter et partir comme ça, s’installer où on en aurait envie. Je ne voyais plus vraiment les limites ni les barrières. J’étais sûre qu’on pouvait au moins essayer et, qu’au pire, on retomberait toujours sur nos pattes. Parce qu’on avait des compétences, de l’expérience, qu’on était prêts à faire des concessions, parce qu’on savait que tout ne serait pas rose, que parfois ce serait dur, mais que ça valait le coup d’essayer. De toute façon, avec le rêve de voyager en tête, on ne pourrait plus se satisfaire de notre vie parisienne faite de quelques joies, bien sûr, mais aussi d’un quotidien métro-boulot-dodo de plus en plus pesant. Alors que j’essayais de le convaincre, mon mari me disait “ce serait génial, c’est beau de rêver, mais il y a la réalité”. Je ne voyais pas en quoi la réalité ne pouvait pas coller avec nos rêves. J’avais déjà travaillé pendant un an à distance et ça c’était super bien passé. Voyager et travailler à distance était devenu pour moi un rêve accessible. Le rêve a fait son chemin, pour finalement devenir un projet !

Attente et patience…

Bien sûr, tout ça ne s’est pas fait en un jour. L’idée a germé et, je dirai qu’environ deux ans sont passés entre cette discussion sur notre canapé et le moment où on a refermé définitivement la porte de cet appartement pour prendre notre premier avion vers cette nouvelle vie. Pendant ces deux ans, j’ai fait une VAE (Validation des Acquis et de l’Expérience) pour obtenir un master. Autant vous dire que ce diplôme ne me sert absolument à rien aujourd’hui, mais c’est un autre sujet 😅. La VAE, elle, m’a permis de faire le point sur mes compétences, mes connaissances et le chemin professionnel que j’avais parcouru. Elle m’a surtout laissé entrevoir un nouvel horizon. Après des années de salariat dans la même grande entreprise, j’ai eu envie d’un nouveau challenge. J’ai démarré une formation au CFJ dans le domaine des médias sociaux, que j’ai a-do-ré. Avec notre projet de voyage en tête et de nouvelles perspectives professionnelles, j’étais remontée à bloc pour changer de vie. Je voulais vraiment mettre ma vie pro au service de ma vie perso, et plus l’inverse !

Du salariat à l’entrepreneuriat, il est temps de se jeter à l’eau !

Et puis voilà, en 2017, on a pris un aller simple, sans date retour. J’ai négocié avec mon employeur de l’époque la possibilité de travailler à nouveau à distance, à mi-temps. L’idée, c’était de travailler, de voyager, de gérer l’école à la maison et de me lancer en tant que Community Manager freelance. Ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça, car pour le faire, il nous aurait clairement fallu des journées de 36 h 😅 Réalisant que je n’avais pas suffisamment de temps à consacrer au lancement de mon activité en freelance, j’ai décidé de quitter l’entreprise qui m’employait pour devenir entrepreneure à 100 %

Je me suis jetée à l’eau sans trop savoir par où commencer. Sans trop savoir si j’allais y arriver. Mais je suis de nature optimiste et j’ai fait confiance à la vie ! Évidemment, si c’était à refaire, je ferais les choses différemment. Si je devais me lancer aujourd’hui, je prendrais plus de temps pour réfléchir à mon projet entrepreneurial et construire des bases solides. J’aurai vraiment gagné en temps et en sérénité ! Mais vous connaissez le dicton : on apprend de ses erreurs. Et s’entourer des bonnes personnes peut aussi apporter beaucoup à son business 😉.

Après 9 mois à travailler en vadrouillant, nous avons posé nos valises à Bali pendant plus de 2 ans. Bon, depuis cet été, le Covid a un peu mis le bordel dans nos vies. Nous sommes en Bretagne, mais dès que ce sera possible, nous ferons de nouveau nos bagages. J’espère t’avoir donné envie de connaître la suite de mes aventures entrepreneuriales en mode digital nomade. RDV sur notre compte Instagram si tu veux des nouvelles fraîches, au jour le jour !

Julie 🍋

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