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Épuisement au travail : les entrepreneurs ne sont pas épargnés

On a beau communiquer de plus en plus sur l’épuisement au travail, et notamment sur le burn-out, les idées reçues ont la vie dure… Le manque d’informations, de la personne concernée ou de l’entourage, entraîne un retard de la prise en charge et un sentiment d’incompréhension. Tu te sens épuisé, mais tu ne parviens pas à exprimer ton ressenti ? Prenons le temps de mettre des mots sur tes maux.

Épuisement au travail : le burn-out

Collectivement, le burn-out est caractérisé par un grave épuisement, conséquence d’une surcharge de tâches. Cette définition est très incomplète, mais aussi destructrice. Elle suppose qu’une personne est en burn-out parce qu’elle n’a pas résisté à une somme d’efforts. Cela ouvre la porte aux comparaisons et jugements de valeur : un individu pourrait supporter une quantité de travail plus ou moins importante en fonction de sa force mentale, de son courage. Cette conclusion fausse peut écorner la confiance en soi durablement.
Cependant, si tu expérimentes cet état, tu sais au fond de toi qu’il n’y a pas que cela. Que tu as connu certaines périodes de ta vie avec autant, voir plus de tâches à accomplir, et que cela ne t’a pas affecté. En réalité, le burn-out n’est pas toujours lié à une masse de travail à effectuer, mais plutôt à un déséquilibre entre l’effort fourni et le résultat.
Si, sur une période donnée, tu t’investis à fond dans un projet, que tu es fier du travail accompli et que l’on te donne des retours positifs, tu ne seras pas touché par le burn-out. Tu seras fatigué, mais pas vidé de ton énergie. Celle donnée pour la réalisation de ton projet est simplement échangée contre l’énergie positive du travail bien fait 😊.

Et quand on est son propre patron, peut-on frôler le burn-out ?  La réponse est oui. Lorsque l’on est entrepreneur, on peut placer la barre très haute, se mettre une pression folle, ne plus avoir d’horaires. Grisé par les retours positifs, on augmente la cadence, on a une énergie de feu 🚀! Mais attention, car au moindre grain de sable, au premier client mécontent, la chute peut être rude. Si tu as créé ton entreprise, veille à équilibrer tes efforts dès le départ. Tes victoires seront tout aussi belles et tes fails moins compliqués à gérer.

Épuisement au travail : il n’y a pas que le burn-out !

Lorsque l’on évoque l’épuisement professionnel, on pense tout de suite au burn-out. En réalité, il existe différents types d’épuisements. Pour le moment, deux autres ont été identifiés : le bore-out et le brown-out.

Le bore-out

Le bore-out est un épuisement professionnel dû à un ennui profond. Tu es en bore-out si tu passes tes journées à regarder les aiguilles de ta montre défiler 😴. Ton travail ne te permet pas d’utiliser tes compétences, soit parce qu’il ne correspond pas à tes aptitudes, soit parce qu’il est encadré ou automatisé à outrance. Tu n’as aucune marge de manœuvre ou possibilité d’exprimer ta créativité, d’expérimenter. Tu n’as pas de perspectives d’évolution, ni d’opportunité de mettre en place des projets à court ou moyen terme. Tu dépéris. L’entreprenariat n’est pas épargné : les périodes de creux peuvent être difficiles à gérer. Essaye de ne pas te morfondre et de rester proactif : prospection, administration, ou même une nouvelle activité que tu avais envie de tester depuis longtemps… Profites-en pour prendre ce temps qui te manque tellement parfois !

Le brown-out

Tu es en brown-out si tu ne trouves pas ou plus de sens à ton travail. Tu as l’impression que tes tâches sont futiles, superficielles, qu’elles n’apportent rien de positif au monde qui t’entoure. Pire, tu éprouves une gêne à accomplir tes missions, un désaccord avec tes principes et tes valeurs (exemple : tu vends des produits que tu ne juges pas de qualité).
Paradoxalement, ce sentiment peut également se retrouver dans des métiers dont la mission, le sens, semblent clairement identifiés : aide-soignante, enseignant… Dans ce cas, le malaise tient plutôt dans les moyens mis à disposition. Une aide-soignante sera rapidement en brown-out si l’organisation générale lui impose de négliger ses patients. Ne pouvant prendre le temps de leur parler, de s’occuper d’eux correctement, elle se sentira en incohérence avec elle-même. On peut également le retrouver chez le jeune entrepreneur, qui peut accepter des missions contraires à ses principes par peur de passer à côté d’une opportunité.
Le brown-out laisse place à des sentiments qui n’ont pas lieu d’être au travail : impuissance, culpabilité, découragement 😥…

Un épuisement aux multiples facettes

Il existe autant de ressentis, de souffrances, que de personnes épuisées professionnellement. La cause est souvent multiple : burn-out, bore-out et brown-out s’emmêlent, pour créer un sentiment diffus, sur lequel il est difficile de s’exprimer. Mais pourquoi prendre le temps d’analyser et de classer ses ressentis me diras-tu ? Parce que cette étape est essentielle pour la suite. Tu vas te relever 😇, et tu le feras de la bonne manière si tu as identifié les situations qui :

  • t’entraînent dans un déséquilibre effort-bénéfice ;
  • te donnent l’impression de n’avoir aucune autonomie, de ne pas exploiter ton potentiel ;
  • sont à l’encontre de tes valeurs.

Pour cela, il faudra passer par une étape pénible : scanner mentalement tes journées professionnelles d’un point de vue émotionnel. Pour t’aider, construis un petit tableau à trois colonnes : une pour ce qui relève du burn-out, une deuxième pour le bore-out, une troisième pour le brown-out. Pour chacune, en t’aidant de cet article, note les mots-clés, les phrases que cela t’évoque. Voici quelques exemples :

  • Burn-out : je donne et je ne reçois rien en retour, je ne suis pas satisfait du résultat de mon travail, ma hiérarchie me donne le sentiment d’être incompétent.
  • Bore-out : je m’ennuie, cela ne m’intéresse pas, je ne peux rien mettre en place.
  • Brown-out : mon travail ne sert à rien, je ne peux pas l’accomplir correctement, je ne me sens pas à ma place.

Pour chaque malaise ressenti dans une journée, tente de le placer dans l’une ou l’autre de ces colonnes. Profites-en aussi pour commencer à éclaircir la cause de ce malaise :« Je ne peux rien mettre en place parce que ma hiérarchie ne me fait pas confiance. » ; « Je ne me sens pas à ma place, car je joue un rôle toute la journée. »
En prenant le temps de décortiquer tes ressentis, tu vas passer d’un mal-être diffus, que tu imputes souvent à toi-même (je ne tiens pas le coup parce que je suis faible…), à un mal-être objectif dont les causes sont identifiées. Cela t’aidera à dessiner le chemin que tu vas suivre après ce passage difficile : changer de poste au sein de ton entreprise, passer à un temps partiel, exercer ton métier ailleurs ou peut-être démissionner pour créer ton entreprise ? 😉

Et toi, as-tu déjà expérimenté l’épuisement au travail ? Ou peut-être le vis-tu actuellement ?
N’hésite pas à partager avec nous ton expérience en commentaires 😇.

Cet article a été rédigé par Marie-Charlotte Oillic, rédactrice Web dont nous apprécions beaucoup la plume !

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