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Viens l’entrepreneuriat, je suis prête !

Dans ce premier article plus personnel, nous avons choisi Julie et moi, chacune de notre côté, de te livrer notre cheminement avant de se lancer dans l’entrepreneuriat.
Tu as pu lire les confessions de Julie la semaine dernière, c’est donc à mon tour cette semaine !
Autant pour certains, l’entrepreneuriat est une évidence… autant pour ma part, cela a été le fruit de longues réflexions et de peurs à lever… je te raconte 😉 !

Le conformisme rassurant

J’ai commencé à bosser à 21 ans, et le moins que l’on puisse dire est que j’avais à l’époque un très gros besoin de sécurité ! Après des études en gestion et en économie, la banque m’ouvre ses portes et autant te dire que j’y ai vraiment trouvé mon compte au début… un vrai bunker de sécurité !
Un salaire tous les mois, des primes intéressantes, une hiérarchie patriarcale ou maternante, des collègues boute-en-train, et un sentiment d’appartenance fort. Honnêtement, j’y ai passé de très belles années et fait de très belles rencontres.
Puis… petit à petit tout ce qui me sécurisait jadis a commencé tranquillement à m’étouffer pour devenir une douce oppression.
Si je prenais quelques minutes pour m’interroger sur ce qui s’est passé, je crois que je te répondrais que j’ai tout simplement grandi ! Tu me diras, il était temps à 35 ans !! Car oui c’est bien l’âge que j’avais lorsque mes cogitations professionnelles ont démarré, mais comme le dit si bien l’expression populaire “mieux vaut tard que jamais” !

Le point de rupture

J’ai toujours aimé créer, et c’est ce qui me manquait le plus dans l’environnement bancaire… il y a peu de place pour la création et les créatifs là-bas, tout y est normé, y compris la personnalité de la plupart de ceux qui y travaillent. J’ai également ouvert les yeux petit à petit sur ce sentiment d’appartenance presque familial qui, selon moi, n’est qu’un leurre et n’a pas sa place dans le monde professionnel.
Je me sentais de moins en moins à ma place et de plus en plus en décalage avec mon environnement. Le cheminement a été long, presque 4 ans si je cumule les différentes périodes de montagnes russes motivation/découragement ! Mes peurs, notamment celle de l’insécurité financière, étaient encore trop présentes à cette période, et je ne me voyais pas tout plaquer pour démarrer autre chose… peur de manquer d’argent, de dépendre des autres, de n’intéresser personne et de ne pas avoir de clients… comme tu peux le voir, je manquais aussi cruellement de confiance en moi ! J’ai donc trouvé à l’époque une solution intermédiaire… garder mon taff de salarié bien planqué, et avoir quelques sides projects pour me nourrir la tête, découvrir, et garder une bonne énergie.
Ainsi, je pouvais concilier aventure et sécurité !

L’oxygène

C’est à ce moment là que j’ai commencé mes quelques actions de bénévolat sur mon temps libre, d’abord dans une association d’entrepreneuriat féminin, puis auprès du chargé de développement économique de ma ville. Avez-vous déjà essayé ce genre d’actions ? Si ce n’est pas le cas, essayez ! Vous verrez, les gens vous disent rarement non !  À travers ces rencontres provoquées, je donnais donc un peu de mon temps pour aider les futurs entrepreneurs à mettre toutes les chances de leur côté pour obtenir un prêt avant leur RDV bancaire… et franchement j’ai adoré faire cela ! Je ne saurais même pas concrètement te décrire ce que je ressentais… je me sentais utile à quelqu’un, cette même personne prenait confiance en elle et en son projet, puis était prête à passer à l’action et à déplacer des montagnes ! C’était un réel sentiment de plénitude et d’alignement profond. Bien-sûr, j’ai ressenti également cet alignement à plusieurs reprises lors de rencontres et accompagnements de porteurs de projets en banque, mais cela était trop rare à mon goût. Je crois bien que mes envies d’évasion bancaire sont devenues plus concrètes à ce moment-là, pour nourrir peu à peu l’espoir de ne faire que de l’accompagnement !

Le lent changement

C’est donc après cette période de bénévolat entrepreneurial et ce petit pas vers l’extérieur que j’ai souhaité avancer encore en proposant mes services d’intervenante dans un centre de formation pour porteurs de projets entrepreneuriaux touristiques. C’était il y a 3 ans et j’y suis toujours aujourd’hui. Je ne vais pas tarder à faire la connaissance de ma 4ᵉ promo !
J’ai construit le contenu de mes formations et je disposais de pas mal de liberté sur l’animation de mes journées. Là encore, j’y suis allée pas à pas… j’ai démarré par une première année à tâtons, puis une seconde plus à l’aise où je me suis même permise quelques innovations et libertés (le sketchnote notamment), puis une troisième, celle de l’accomplissement. Une fois ma légitimité acquise dans le domaine de la formation et ma confiance en moi un peu reboostée, je crois que c’est à ce moment que j’ai pu trouver suffisamment de ressources nécessaires pour travailler sur ma peur de l’insécurité financière afin qu’elle ne soit plus paralysante.
A côté de ça, l’environnement bancaire dans lequel je passais encore la plupart de mon temps devenait de plus en plus oppressant… 
J’ai changé d’employeur il y a 2 ans pour aller chez le concurrent… j’avais besoin de me challenger un peu et voir si tout était vraiment terminé entre la banque et moi… Cela m’a permis de sortir de nouveau de ma zone de confort, de constater que je pouvais apprendre et m’adapter encore… Mais ce sentiment de ne pas être à ma place ne me quittait toujours pas.

Se lancer dans l’entrepreneuriat, enfin !

Finalement, si je me regarde un peu le nombril sur les années passées, je crois que j’ai le tempérament entrepreneurial depuis quelque temps déjà !
J’ai toujours aimé créer, tester, analyser, observer, recommencer, ajuster… tu te doutes bien que j’ai eu une multitude de petits projets ou essais durant toutes ces années de frustration créatrice professionnelle.
L’action a toujours été importante pour moi. De la même manière qu’elle doit être présente dans le quotidien d’un entrepreneur, elle a toujours été présente dans mon état d’esprit et ma vie. Je crois d’ailleurs que ça a été la clé pour me dépêtrer de cette peur de l’insécurité financière et nourrir ma confiance en moi ! Il faut y aller par petits pas ! Faire un premier léger saut en dehors de sa zone de confort, constater qu’on y arrive, alors ensuite en faire un second, et ainsi de suite. Franchement, avec le recul, c’était pas plus compliqué que cela ! Mon objectivité était biaisée par mes peurs… alors j’ai décortiqué mes fausses croyances sur l’argent et l’indépendance une à une pour tenter d’avoir une vision plus réaliste. Tout cela a probablement fait son chemin tranquillement et un beau jour de décembre 2019 à l’aube de mes 40 ans, ça m’a même semblé évident !


L’année 2020 a été une année de transition du salariat vers l’entrepreneuriat, j’y ai préparé mon dossier pour bénéficier du dispositif Macron dont je te reparlerai très vite, commencé à bosser sur DJDLC avec Julie, pour démissionner à la fin de l’année. Comme à mon habitude, j’ai pris mon temps afin de pouvoir savourer et ressentir chaque étape. Nous voici en janvier 2021, c’est officiellement parti, l’aventure démarre 🚀 !

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Céline 🍋

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