You are currently viewing ▷ Tarifs Rédacteur Web : méthode et exemple pour fixer ses prix
  • Auteur/autrice de la publication :

Comment établir ses tarifs de rédacteur Web ? Ma méthode de calcul

Les tarifs rédacteur web en freelance varient beaucoup d’un professionnel à l’autre et peuvent aller du simple au double ! Difficile de s’y retrouver quand on démarre dans ce métier et que l’on doit décider du prix à fixer pour ses prestations. D’autant qu’à cela s’ajoute souvent la crainte de ne pas pouvoir vivre de cette activité convenablement. Alors, comment calculer ses tarifs rédacteur web en micro-entreprise pour être en phase sur son marché ET avoir un business rentableAttention, je vais peut-être vous révéler une vérité que les vendeurs de formations en rédaction web ne mettent pas beaucoup en avant 😁. Après un petit tour d’horizon des pratiques les plus courantes pour fixer ses prix, je te livre ma méthode de calcul pour pouvoir vivre convenablement de ton activité de rédacteur web.

Au sommaire :
Tarifs rédacteur web : la méthode classique pour fixer ses prix
Ma méthode pour établir ses tarifs rédacteur web en freelance
→ Commence par définir ton seuil de rentabilité
→ Détermine ton nombre de jours productifs
→ Calcule le nombre de prestations que tu devras vendre pour vivre de ton activité
→ Ne te brade pas !

Tarifs rédacteur web : la méthode classique pour fixer ses prix

Un rédacteur web a pour mission de rédiger des textes sur internet. Ses principaux travaux sont la rédaction d’articles de blog, de newsletters, des pages de sites web ou de fiches produits pour les sites internet.
Certains professionnels facturent “au feuillet” (soit 1500 signes, espaces compris), au tarif horaire, et d’autres “au mot”… autant de raisons d’y voir encore plus flou 😁. Cependant, c’est le tarif “au mot” qui semble le plus couramment pratiqué.
Selon différentes sources croisées sur le web, voici le tarif moyen qui ressort pour la rédaction d’un article de 1000 mots, en fonction de ton expérience :

✔ Tarif “débutant” à 0.05 € le mot, soit 50 € l’article
Tarif “standard” de 0.10 € le mot, soit 100 € l’article
✔ Tarif “haut de gamme” de 0.15 € le mot, soit 150 € l’article

Ton niveau peut être fixé par des articles test à l’entrée chez certains prestataires ou à la fin de certaines formations, et se mesure souvent en étoiles ou en plumes…  et à défaut, il s’agit essentiellement de ton auto-évaluation ! Pas simple, n’est-ce pas 😂 ? J’aime autant te dire qu’avec cette méthode, il est préférable de ne pas être touché par le syndrome de l’imposteur car si tu ne te sens pas légitime, tu auras toujours tendance à te sentir “débutant”😁. Il existe aussi de nombreuses plateformes de rédaction web, type Malt, rédacteur.com, wriiters, scribeur, textbroker… qui sont très peu rémunératrices ! Le tarif peut en effet descendre jusqu’à 0.01 € ou 0.02 € le mot 😱 ! Tu peux les utiliser pour faire tes armes et t’exercer pendant ta période de formation ou au tout début de ton activité si tu es indemnisé par Pôle Emploi, par exemple. Mais n’en fais pas une habitude si tu aspires à te dégager un revenu correct. C’est mathématiquement impossible, même si tu rédiges vite et que tu es capable de bosser 10 h par jour sans sourciller 😊.

Ma méthode pour établir ses tarifs rédacteur web en freelance

Je vais maintenant t’expliquer comment calculer tes tarifs de rédacteur Web et je te propose un exemple pour que ça te soit plus clair et plus utile.

Commence par déterminer ton seuil de rentabilité

Afin de savoir si ton activité pourra te rémunérer à la hauteur que tu le souhaites, je te conseille donc de prendre le problème à l’envers et de partir du chiffre d’affaires qu’il te faudra réaliser pour pouvoir vivre de ton activité de rédacteur web. Il s’agit de ton seuil de rentabilité. Il te suffit d’estimer et de cumuler l’ensemble de tes charges pour le déterminer.

📝 Prenons l’exemple de Marie, rédactrice web débutante en micro-entreprise. Voici le total de ses charges annuelles :

Charges fixes :

  • Assurance responsabilité civile : 350 €
  • Mutuelle santé : 400 €
  • Divers abonnements (exemple : Antidote pour l’orthographe, Ranxplorer pour le SEO, Google Drive pour le stockage, Canva Pro pour les photos, etc.) : 400 €
  • Logiciel de facturation : 120 €
  • Compte bancaire : 100 €
  • Impôt CFE : 300 €

Total des charges fixes annuelles professionnelles de Marie : 1670 €

Sa rémunération annuelle souhaitée : 21 600 € (1800 € par mois)

URSSAF : 22,20 % de son chiffre d’affaires annuel : 6640 € (déterminé après le calcul ci-dessous 👇).

Tu as une toute petite équation à résoudre pour trouver ton montant d’Urssaf et ton chiffre d’affaires seuil de rentabilité : Prenons “x” = ton seuil de rentabilité
Voici la formule : x = total charges / 1 – (ton taux Urssaf/100)

Donc, le calcul pour Marie est : x = 23 270/(1-0.222) = 23270/0.778 = 29 910
Le montant de son URSSAF : 29 910 € * 22,2 % = 6 640 €

Le seuil de rentabilité de Marie, c’est-à-dire le chiffre d’affaires qu’elle devra réaliser à l’année pour pouvoir se rémunérer 1800 €/ mois et payer ses charges est de 29 910 €.
L’entreprise de Marie ne sera pas soumise à la TVA car elle est en deçà du seuil des 34 400 € de chiffre d’affaires pour les prestations de services.

Note que je n’ai volontairement pas parlé de l’impôt sur le revenu car chaque situation est unique. Ce qui est valable pour l’un, ne le sera pas forcément pour l’autre. Cependant, n’oublie pas d’en tenir compte dans ton calcul et retiens que tu auras le choix entre le Versement Libératoire Forfaitaire (VLF) et le barème progressif de l’impôt sur les revenus.

Détermine ton nombre de jours productifs

Ensuite, il faut être réaliste, tu ne pourras pas consacrer tout ton temps à la rédaction.
Il te faudra comptabiliser également le temps passé pour :

📢 Ta communication : entends par là la gestion de tes réseaux sociaux et la production de contenu pour montrer ton expertise et gagner en visibilité pour faire connaître ton activité.
📑 L’administratif : devis/factures, suivi de gestion, etc.
📚 La formation pour toujours apprendre, te perfectionner et monter en compétences.
🛒 La prospection : pour trouver des nouveaux clients.
🌅 Tes congés !! Ben oui, tu ne pensais pas travailler sans prendre de vacances, si 😊 ?

📝 Reprenons l’exemple de Marie et estimons son nombre de jours “improductifs” annuels, c’est-à-dire consacrés à d’autres tâches que la rédaction :

  • Communication : 36 jours (3 jours/mois)
  • Administratif : 12 jours (1 jour/mois)
  • Formation : 24 jours (2 jours/mois)
  • Prospection : 24 jours (2 jours/mois)
  • Congés : 30 jours

Total des jours improductifs annuels de Marie : 126 jours
Marie ne souhaite pas travailler les week-ends, cela lui laisse donc un temps de travail de 260 jours.
260 jours travaillés annuels – 126 jours “improductifs” = 134 jours productifs
Marie dispose donc de 134 jours productifs à l’année.

Calcule le nombre de prestations que tu devras vendre pour vivre de ton activité

Afin de déterminer le nombre de prestations que tu vas devoir vendre pour pouvoir vivre de ton activité et respecter tes jours “improductifs”, il va falloir que tu estimes le temps moyen passé pour chacune d’elles. Garde bien en tête que tu pourras toujours améliorer tes process et ton organisation pour booster ta productivité. Se nicher sur une spécialisation ou une passion peut aussi être une solution pour rédiger plus vite.

📝 Reprenons l’exemple de Marie :

Elle rédige principalement des articles de blog pour des agences de communication et des clients indépendants. Marie met en moyenne 5 h pour rédiger un article de 1000 mots, optimisé SEO (rappelons que Marie débute dans le métier). Ce temps comprend la veille documentaire, la rédaction, la relecture et l’optimisation SEO. Considérons ensuite que ses journées de travail s’étendent sur 7 heures. Disposant de 134 jours productifs dans son année de travail, elle disposera de 938 heures pour rédiger. Elle pourra donc se consacrer à la rédaction de 188 articles de blog, soit 17 articles par mois si elle s’accorde 6 semaines de congés à l’année. Je ne sais pas si ça te semble beaucoup, mais c’est une réalité dont il faudra tenir compte si tu aspires à te rémunérer un revenu convenable de la rédaction web.

Pour atteindre son seuil de rentabilité de 29 910 €, elle devra donc facturer 160 € en moyenne chaque article de blog de 1000 mots, soit 0.16 € le mot (29 910 € / 188 articles). C’est l’objectif qu’elle devra se fixer si elle souhaite vivre de son activité après quelques mois ou années.

Si tu es débutant comme Marie, je t’incite à ne pas facturer ton temps d’apprentissage. En effet, si tu es plus lent pour rédiger car tu débutes, c’est tout à fait normal, mais ce n’est pas à ton client de payer ce temps de formation. Pour un prix juste, je te conseille de noter le temps d’exécution approximatif vers lequel tu aimerais tendre une fois que tu seras plus expérimenté. A défaut, ton prix risque de ne pas être en phase avec la valeur que tu apportes.

Dans l’hypothèse où Marie gagnerait en productivité par l’expérience et grâce à une meilleure organisation (amélioration de ses process et mode de travail en deep work par exemple), en se spécialisant sur des sujets qu’elle affectionne ou pour lesquels elle a une expertise, elle pourrait diminuer le temps qu’elle met à rédiger un article de blog. Supposons qu’après quelques mois d’expérience, elle arrive à ne consacrer que 4 h à l’écriture d’un article de blog de 1000 mots, elle pourrait alors se consacrer à la rédaction de 235 articles de blog sur son temps productif et sa facturation pourra descendre à 127 € l’article pour pouvoir atteindre son seuil de rentabilité et pouvoir vivre convenablement de son activité. Elle pourra aussi faire le choix de pratiquer des tarifs rédacteur web freelance correspondant à la valeur qu’elle apporte (expertise des sujets, qualités rédactionnelles, compétences SEO…), soit entre 0.15 € et 0.25 € le mot, et rédiger moins d’articles pour augmenter ses congés par exemple 😉 ! Ou conserver le même nombre de congés et augmenter ses revenus. Il ne faut pas également qu’elle oublie de tenir compte de la difficulté du sujet à traiter pour fixer ses tarifs rédacteur web. Si elle passe 2 h rien que dans la veille documentaire du sujet, car il est spécifique et technique, elle aura intérêt à augmenter son tarif.

Ne te brade pas !

Je sais bien que ce n’est pas toujours facile si tu démarres, mais aie confiance en toi et en ton travail. Exerce-toi au maximum lorsque tu n’as pas besoin de vivre de ton activité (quand tu es encore salarié ou pendant ta période d’indemnisation Pôle Emploi). C’est le moment de gagner en expérience. Continue de toujours te former (certificat Voltaire, SEO, copywriting, storytelling, etc.) pour devenir un bon rédacteur web et donner de la valeur ajoutée à tes prestations. Tu pourras ainsi pratiquer des tarifs rédacteur web qui te permettront de vivre de ton activité en freelance. La rédaction d’un bon contenu a un prix ! La concurrence est rude, mais tout le monde ne fait pas le job correctement. En étant payé 0.05 € le mot, on ne peut pas fournir de la qualité sur du long terme. Et si tu perds un contrat car le client préfère travailler avec un rédacteur web qui accepte un tarif à 0.05 € le mot, tant pis, passe ton chemin et concentre-toi sur la prospection de futurs clients qui recherchent un minimum de qualité et qui auront un minimum de respect pour ton travail ! Ce n’est pas une grosse perte, je t’assure 😁. Le temps que tu passeras à t’épuiser pour produire un maximum d’articles et réussir à joindre les deux bouts sera du temps que tu ne pourras pas passer à prospecter de futurs clients sérieux et qualifiés. Essaye de raisonner long terme et investissement, et respecte ton travail.

📝 Reprenons l’exemple de Marie et estimons son revenu si elle facturait 0.05 € le mot comme certains articles sur le web et les plateformes pourraient t’inciter à le faire.
Partons sur 200 articles de blog de 1000 mots rédigés par an ; dans cette hypothèse, l’article sera donc facturé 50 € => 200 articles à 50 € représenteraient un chiffre d’affaires annuel de 10 000 €. 
À cela, retirons l’URSSAF (22.20% du CA), soit 2220 € et les 1670 € de charges fixes de Marie => il lui resterait donc la possibilité de se rémunérer de 6110 € l’année, soit 509 € par mois !!
On est loin du compte, tu ne trouves pas 😲 ?

En conclusion, je dirai que l’idéal est de profiter d’une période de side project en parallèle d’un job salarié, d’une période d’indemnisation Pôle Emploi (le plus souvent de 2 ans) ou tout simplement d’un moment où tu n’as pas de pression financière, pour te former et gagner en expérience et en expertise. Tu l’as bien compris, tu ne pourras jamais vivre de ton activité en facturant 0.05 € le mot 🤪. Deviens un bon rédacteur et applique des tarifs rédacteur web freelance qui seront justes par rapport à la valeur ajoutée que tu apportes.
Tu te sens concerné ? On en parle ensemble ?

Céline 🍋

Cet article a 6 commentaires

  1. Marineredige

    Je n’ai qu’un mot à dire : MERCI ! J’y vois beaucoup plus clair et je vais pouvoir retravailler mon tarif avec tes conseils. Je m’interroge par ailleurs, que penses-tu du tarif à l’heure ? Merci encore pour ce super article 😉

    1. Céline

      Merci Marine ! Et super contente que cela t’ait été utile 😊 ! Je pense qu’un raisonnement « à l’heure » ou « au temps passé » est le bon dans une approche économique et de viabilité de ton activité. Après, il faut le convertir dans le langage de ton client/prospect, soit « au mot », « à l’heure » ou encore « au forfait ». Tu ne parleras peut-être pas de la même manière à une agence de com’ et à un client B2B dans le secteur du bâtiment par exemple 😁.
      Si on reprend l’exemple de Marie avec une approche tarif horaire, voilà ce que ça donnerait :
      « Ce serait idem pour le calcul du seuil de rentabilité, idem pour le calcul du nombre de jours productifs. C’est sur l’étape suivante que tu devras modifier légèrement le calcul, mais le raisonnement reste le même.
      Tu convertis le seuil de rentabilité et le nombre d’heures annuelles productives dont elle disposera (sur la base d’une journée de travail de 7h) en tarif horaire.
      Seuil de rentabilité : 29 910 €
      Nombre d’heures productives annuelles : 938 heures
      Tarif horaire à pratiquer au minimum pour être rentable : 29 910 € / 938 h = 31,88 €
      Si on parle en tarif horaire, Marie devra au minimum facturer 32 € de l’heure si elle veut vivre de son activité (et accessoirement vendre 938 heures de travail 😁) => perso, je prévoirai une marge de manœuvre en cas de manque d’activité (je suis de nature prudente) => honnêtement, facturer à 40 ou 50 € de l’heure, c’est quand même pas du vol quand on a une expertise et une bonne maîtrise de la rédaction web. Si Marie décidait de facturer 50 € l’heure (pas forcément au début, mais après quelques mois d’activité, de formations, etc…), elle ne devrait vendre que 598 heures au lieu de 938 heures.
       »
      Voili voilou Marine, j’espère que c’est encore plus clair comme ça 😉 !
      A ta dispo pour échanger si besoin.
      Céline 🍋

  2. Vraiment super cet article. J’avais appliqué la même méthode pour calculer mes tarifs aussi. On oublie souvent que dans nos tarifs il faut penser à notre charges mais aussi aux jours off, aux congés et à combien de jours on travaille dans l’année, combien de temps on travaille par jour et par semaine et surtout, au temps de travail facturable / non facturable !

    Cependant, il y a un truc sur lequel je ne suis pas tout à fait d’accord, c’est sur la moyenne des tarifs que vous avez trouvé.
    Perso j’avais trouvé que 0,10 à 0,15 centimes c’était le tarif quand on débutait…
    0,15 à 0,20 centimes par mots c’était plutôt standard et + de 0.20 centimes plutôt haut de gamme.
    En dessous de 0,10 centimes ce sont les tarifs pratiqués par les plateformes, qu’il ne faut (je pense) vraiment pas pratiquer en freelance si on veut gagner correctement sa vie avec uniquement cette activité.

    1. Céline

      Merci Solène pour ton retour ! Effectivement, en interrogeant quelques rédacteurs Web sur leurs pratiques, j’ai pu constater qu’il y avait de grandes disparités dans les tarifs pratiqués ! Ma source provient du site web de Matthieu Verne. Après, ce ne sont que des moyennes, et il est aussi possible que cela dépende de la formation suivie par les rédacteurs Web. Ceux qui ont eu une approche économique du métier, savent qu’on ne peut pas se rémunérer convenablement en pratiquant des tarifs à 0,05 € le mot effectivement 😁.

  3. motay

    merci pour cet article qui m’éclaire sur les prix à pratiquer en rédaction web. Il est vrai que j’ai entendu de tout, et le sujet est souvent tabou. Pour ma part, j’ai des bons retours concernant mes articles que j’estime de qualité, mais il est vrai que pour en vivre en activité à titre principal, il est compliqué de pratiquer des prix à 0,05 centimes le mot. L’autre difficulté qui peut surgir, est aussi d’avoir du mal par la suite à augmenter ses prix en fonction de ses prestations.

Laisser un commentaire